Saviez-vous que ?

La version Quiz se retrouve dans :
Santerre, R. (2007). "Quiz sur la géomatique." Géomatique, 33(4), pp. 12-13 et 26-27.

 

Toponymie

une centaine de toponymes au Québec honorent la mémoire d’arpenteurs-géomètres (ex : Lac Bouchette, Municipalité de Champlain).

      

La plupart de ces toponymes, soit plus d’une cinquantaine, sont des noms de canton. Il existe aussi au Québec des noms de lacs, de baies, de rues et de chemins des Arpenteurs. Pour information supplémentaire : http://www.toponymie.gouv.qc.ca


 


la rue St-Jean, dans le Vieux-Québec, honore la mémoire de Jean Bourdon (1601-1668) arpenteur et ingénieur du début de la Nouvelle-France.

Il dessina les premiers plans et cartes de Québec et des environs. Il introduisit en Nouvelle-France les unités de la Coutume de Paris. Jean Bourdon fut également procureur général du roi au Conseil souverain de la Nouvelle-France.

     

 

    
 


la station de métro Guy-Concordia et la rue Guy à Montréal ont été nommées en l’honneur de l’arpenteur  Étienne Guy (1774-1820).

Il fut aussi député de la circonscription de Montréal à l’Assemblée du Bas-Canada de 1796 à 1800. Son frère Louis Guy était lui aussi arpenteur.


 


Histoire

la première mesure du rayon de la Terre fut effectuée par le grec Ératosthène vers 200 ans avant J.-C.

Essentiellement, il utilisa la différence d’angle vertical entre les ombres projetées en deux lieux différents se situant sur un même méridien et dont la distance entre ces deux lieux avait été mesurée. Comparativement aux mesures géodésiques modernes, l’erreur de la détermination du rayon de la Terre par Ératosthène était d’environ 15%.

     
 


à titre posthume, le matricule numéro 1 de l’OAGQ a été attribué à Samuel de Champlain, premier arpenteur en Nouvelle-France.

Il borna la première concession de terre en Nouvelle-France, soit le fief de Sault-au-Matelot de Louis Hébert. Il dessina de nombreuses cartes dont celle de la Nouvelle-France de 1632. Son astrolabe qu’il utilisait pour effectuer ses levés est exposé au Musée des Civilisations à Gatineau.

       


 


la découverte de la source du Mississippi, en 1673, revient à Louis Jolliet, professeur d’hydrographie au Collège des Jésuites de Québec, et au père Marquette.

Ce grand explorateur canadien-français est né à Québec en 1645. Il avait été nommé seigneur de l’île d’Anticosti et décéda sur la Côte-Nord du Québec en 1700.

         
 


le célèbre explorateur anglais, James Cooke effectua des levés hydrographies en 1758 dans le fleuve St-Laurent.

Ses levés et ses cartes ont permis à l’armada du général Wolfe de remonter en toute sécurité, évitant les dangers à la navigation, le fleuve St-Laurent jusqu’à Québec, en 1759.

    
 


la première définition du mètre, établie en France, en 1795, était basée sur la dix-millionième partie du quart de méridien terrestre.

Les mesures de méridiennes étaient effectuées à l’aide de méthodes géodésiques. Delambre et Méchain déterminairent la méridienne passant par Paris entre Dunkerque et Barcelone. Notons que depuis 1983, le mètre est défini comme la longueur du trajet parcouru par la lumière, dans le vide, pendant une durée de 1 / 299 792 458 de seconde.

    
 


au Québec, nous avons connu trois systèmes d’unités de mesures; soit le système français, le système d’unités anglais et le système international.

En effet, au Québec, au cours des siècles, trois systèmes d’unités de mesures ont été instaurés; soit le système français de 1608 à 1763 (arpent, perche, pied français,…), le système d’unités anglais de 1763 à 1971 (chaîne, pied anglais, mille,…) et le système international (mètre, kilomètre,…) et ce, depuis 1971. La transition se poursuit encore …

    
 


les fuseaux horaires ont été inventés par l’arpenteur canadien Sandford Fleming en 1884.

Il plaide son adoption lors d’une conférence internationale tenue à Washington en 1884, pour faciliter, en autre, la gestion des horaires des trains. Lors de cette même conférence, on adopte le méridien passant par l’observatoire astronomique de Greenwich comme méridien d’origine pour les longitudes et l’heure. Les 24 fuseaux horaires ont une largeur théorique de 15º de longitude.

        


 


le premier président de la Corporation des arpenteurs-géomètres, en 1882, a été Charles Baillairgé.

Charles Baillairgé a été président de Corporation des arpenteurs-géomètres du Québec de 1882 à 1885. Il a aussi occupé le poste d’ingénieur municipal à la Ville de Québec et a été l’architecte de plusieurs édifices à Québec dont l’ancienne prison de Québec sur les Plaines d’Abraham et le pavillon central de l’Université Laval dans le Vieux-Québec. Il publia plus de 250 articles et ouvrages scientifiques et fut membre de la Société royale du Canada.

    
 


le père et l’oncle de l’homme politique canadien-français du 19e siècle Louis-Joseph Papineau étaient arpenteurs.

En effet, son père Joseph Papineau (aussi notaire) et son oncle François-Xavier exercaient tous les deux la profession d’arpenteur.

    
 


le père et le grand-père de l’ancien premier ministre du Canada de 1896 à 1911 Wilfrid Laurier étaient arpenteurs.

Son père se nommait Carolus et son grand-père se nommait Charles. Ce dernier avait inventé un appareil qui, adapté aux roues des voitures à cheval, permettait de mesurer les distances parcourues.


 


le fondateur de l’École d’arpentage en 1907 (maintenant le Département des sciences géomatiques) fut Joseph Narcisse Gastonguay alors président de la Corporation des arpenteurs-géomètres.

Il y enseigna et devint aussi directeur de l’École en 1910. L’année 1907 était l’année du jubilé d’argent de la fondation de la Corporation des arpenteurs-géomètres. L’École a été la première école scientifique établie à l’Université Laval et la première école d’arpentage de niveau universitaire au Canada. Plus précisément, l’enseignement y débuta le 15 septembre 1907.

   
 


la première arpenteure-géomètre du Québec fut Raymonde Colbert en 1970.

En effet, la première femme arpenteure-géomètre fut Raymonde Colbert (matricule 1316). Cela se produisit 63 ans après l’ouverture de l’École d’arpentage en 1907 et 5 ans avant l’Année Internationale de la Femme en 1975. Actuellement, on compte environ une centaine de femmes inscrites au tableau de l’OAGQ. Les femmes représentent maintenant envrion 20% des cohortes étudiantes du Département des sciences géomatiques de l’Université Laval.

    
 


sur les Plaines d’Abraham à Québec, sur le site de l’ancien observatoire astronomique de Québec, se retrouve un cadran solaire conçu par Rafael Sánchez, autrefois professeur d’astronomie au Département des sciences géomatiques de l’Université Laval.

Souligons que le dernier directeur de l’observatoire astronomique de Québec, Arthur Smith, fut aussi professeur d’astronomie à l’École d’arpentage de l’Université Laval, au début du XXe siècle.

    


 


le néologisme Géomatique, amalgame entre les mots Géo (Terre) et Informatique, a été proposé, pour la première fois, en 1968 par le géomètre et photogrammètre Français Bernard Dubuisson.

C’est cependant au Québec que le mot géomatique s’est réellement implanté et a pris toute sa signification au début des années 1980, principalement à l’initiative de Michel Paradis du Ministère des Ressources Naturelles du Québec (et docteur honorique de l’Université Laval). Le terme géomatique est aujourd’hui utilisé dans le monde entier par des associations scientifiques et professionnelles, par des organismes gouvernementaux, par plusieurs entreprises privées et par de nombresues maisons d’enseignemement. L’Université Laval fut la première université dans le monde à introduire le néologisme géomatique dans un programme d’enseignement.

    
 


au verso des précédents billets de banque canadiens de 100$ se retrouve une évocation de la géomatique : carte ancienne de Champlain de 1632, carte moderne, satellite de télédétection Radarsat.

On y reconnaît la carte de Champlain de 1632, une carte moderne du Canada et le satellite canadien de télédétection Radarsat. Ces billets de 100$ avaient été mis en circulation à partir de 2004. Ces billets sont progressivement remplacés par une nouvelle édition depuis 2011.


 


Géomatique
 

la compensation du réseau géodésique nord-américain (NAD83) comprenait plus de 1.8 millions d’observations (angles, distances,…) et contenait plus de 900 000 paramètres inconnus (coordonnées de points géodésiques) qui ont été estimés.

Notons que cette compensation représente un des plus grands systèmes d’équations résolu à ce jour . Cette nouvelle compensentation géodésique a été nécessaire à cause des nombreuses distorsions contenues dans le précédent système de référence NAD27 qui ne répondait plus aux exigences de la géodésie spatiale.

    
 

 

près de 120 000 points géodésiques (médaillons) sont implantés sur tout le territoire québécois.

Les médaillons géodésiques sont pour la plupart fabriqués en cuivre ou en zinc. Il a fallu couler environ 40 tonnes métriques de métal pour matérialiser nos réseaux géodésiques. Les fiches signalétiques des points géodésiques du Québec sont accessibles sur : http://geodeq.mrnf.gouv.qc.ca/

         
 

 

plus de 2700 cartes topographiques à une échelle 1/20000 couvrent les parties habitées du territoire québécois.

Mises l’une à côté de l’autre, on obtiendrait une bande de papier longue de près de 3 km. De nos jours, ces cartes sont aussi offertes en format numérique. Pour plus d’information : http://www.mrn.gouv.qc.ca/cartes/index.jsp


 

 

on retrouve 215 points de confluence au Québec.

Un point de confluence est défini par l’intersection d’un degré de latitude et d’un degré de longitude (ex : 47º de latitude Nord et 71º de longitude Ouest). Un site Internet répertorie ces points de confluence (www.confluence.org). La recherche des points de confluence à l’aide de récepteurs GPS est devenue une activité des plus populaires.


 

 

on retrouve plus de 3.5 millions de lots dans la base de données du cadastre québécois.

Originairement, lorsque le cadastre fut établi entre 1866 et 1896, on ne comptait que 700 000 lots. La rénovation cadastrale, qui a redébutée en 1992 et qui est toujours en cours, permet de mettre à jour cette information foncière. Pour information supplémentaire : http://www.mrn.gouv.qc.ca/foncier/cadastre/

    


 

 

la frontière entre le Canada et les États-Unis, longue de près 9000 km, est la plus longue
frontière entre deux pays au monde.

La Commisison de la frontière internationale en détermine la position et voit à matérialiser la frontière sur le terrain. La longueur du plus petit tronçon de la frontière entre le Canada et les États-Unis se situe entre le Québec et le Maine et mesure 59 cm ! Pour plus d’information : http://www.internationalboundarycommission.org/
 

 

 
un satellite GPS orbite autour de la Terre (à une altitude de 20000 km) à une vitesse de 4 km/s (soit à 14 400 km/h). De plus, les horloges des satellites GPS sont tellement précises et stables qu’elles ne perdraient qu’une seconde à tous les 30 000 ans.

    
 

 

la Lune s’éloigne de la Terre à un rythme de 3 à 5 cm par année.

La distance Terre-Lune qui est d’environ 380 000 km est mesurée à une précision de quelques millimètres à l’aide de faisceaux laser réfléchis par des panneaux de rétroréflecteurs qui ont été déposés à la surface de la Lune. Le premier de ces panneaux a été déposé par les astronautes d’Apollo 11 en 1969.

    
 

 

la vitesse de rotation de la Terre ralentit, ce qui fait que, comparativement à la durée d’une journée qui prévalait au début du 20e siècle, la durée de nos journées sont plus longues d’environ 1 milliseconde.

La friction due aux marées, le déplacement des masses à l’intérieur de la Terre sont les principales causes de ce phénomène. La vitesse de rotation angulaire est mesurée par les géodésiens et les astronomes. Le service IERS (International Earth Rotation and Reference Systems Service) met en ligne toutes les données connues sur le sujet (http://www.iers.org . Ce service est chapeauté par l’Association Internationale de Géodésie (http://www.iag-aig.org/).


 

 

aux pôles, nous sommes plus près d’environ 20 km du centre de la Terre qu’à l’équateur.

La Terre est légèrement aplatie aux pôles. Le rayon équatorial est de 6378 km et le rayon polaire est de 6357 km. La pesanteur (effet combiné de l’accélération gravitationnelle et de l’accélaration centrifuge) est plus grande aux pôles (9.83 m/s2) qu’à l’équateur  (9.78 m/s2). Soulignons que la forme réelle de la Terre est le géoïde, une surface correspondant approximativement au Niveau Moyen des Mers, et sur laquelle le potentiel garvifique est constant.

    
 

 

tout comme la surface des océans, la croûte terrestre se déforme au rythme des marées (terrestres) avec une amplitude de 30 cm et ce, 2 fois par jour.

Le phénomène des marées est causée par la différence d’attraction gravitationnelle exercée par la Lune ainsi que par le Soleil sur la surface des océans et sur la croûte terrestre qui n’est pas un solide parfaitement rigide.


 

 

la croûte terrestre reprend sa place, après s’être affaissée pendant la dernière glaciation et ce, à un rythme actuel de 2 à 3 cm par an dans la région de la Baie-James.

En effet, après s’être affaisée pendant la dernière glaciation (la fin de cette dernière glaciation remonte à environ 12000 ans), la croûte terrestre se relève lentement suite à la fonte de la calotte glaciaire pôlaire. Un phénomène appelé le rebond post-glaciaire.

    
 

 

les plaques continentales de l’Amérique du Nord et de l’Europe s’éloignent d’environ 3 cm par année.

La théorie de la tectonique des plaques a été énoncée en 1967 par l’Américain William Jason Morgan, le Britannique Dan McKenzie et le Français Xavier Le Pichon. Les déplacements des plaques tectoniques sont mesurés précisément avec les techniques géodésiques modernes telles queVLBI (http://ivscc.gsfc.nasa.gov/) , laser par satellite (http://ilrs.gsfc.nasa.gov/)  et GPS (http://www.igs.org/).




 

 

le marégraphe de Pointe-au-Père (Rimouski) sert de point primaire pour la détermination des altitudes en Amérique du Nord.

Cette station marémétrique enregistre des données sur les marées depuis 1894. À cause du mauvais état du quai, il a été déménagé au quai de Rimouski en 1983. Un monument commémoratif appelé le Gardien des Altitudes et situé près du Musée de la Mer à Pointe-au-Père témoigne de cette contribution.

    
 

 

les marées à la station marémétrique de Chicoutimi, dans le fjord du Saguenay, peuvent atteindre près de 6 m lors des pleines mers.

Soulignons que le marémètre de Chicoutimi est situé à 100 km en amont de l’embouchure du Saguenay qui lui se situe à plus de 1000 km de l’océan Atlantique! Étonnamment, les marées sont plus grandes à Chicoutimi qu’à Sept-Îles (3 m). Ceci s’explique par le rétrécissement du fjord du Saguenay et le relief sous-marin de celui-ci. Pour accès aux données marémétriques du SHC : http://www.tides.gc.ca/fra/accueil


 

 

près de 1000 cartes marines, gérées par le Service Hydrographique du Canada, couvrent les principales voies navigables du Canada.

De plus, elles sont mises à jour par le Service Hydrographique du Canada afin d’assurer une navigation sécuritaire. Par exemple, à tous les printemps, des levés bathymétriques (sondage de la profondeur de l’eau) sont effectués dans la voie navigable du St-Laurent. Le catalogue des cartes marines du SHC se retrouve sur : http://www.charts-cartes.gc.ca/publications/cc-fra.asp