Des arpenteurs-géomètres honorés dans la
toponymie du Québec


SANTERRE, R. (2002-03). "Des arpenteurs-géomètres honorés dans la toponymie du Québec." Géomatique, Revue de l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec, Partie I – 29(2), pp. 10-15 (3035 Kb PDF), Partie II – 29(3), pp. 8-12 (2296 Kb PDF), Partie III – 29(5)
, pp. 14-18 (2977 Kb PDF).

 

Gale, mont                             45°17'N  72°42'O 

Le mont Gale se trouve dans le canton de Farnham, à Bromont, à 13 km au sud de Granby, dans la Montérégie. 

La désignation Gale rappelle Samuel Gale (1747-1826), qui fut arpenteur, agent chargé des réclamations foncières, fonctionnaire et notaire.  Il devint, en 1772, arpenteur général adjoint de New York. Après un séjour de quelques années en Angleterre, Gale revint en Amérique, en 1791, cette fois à Québec. Il travailla pour l'arpenteur général Samuel Johannes Holland, à titre d'assistant principal.  Gale défendit les revendications des personnes détentrices d'autorisations d'arpentage après l'ouverture officielle des cantons à la colonisation, en 1792. Finalement, en 1802, le Conseil privé admit qu'on devait remettre des titres aux colons dont les certificats d'occupation remontaient avant 1791.
http://www.biographi.ca/fr/bio/gale_samuel_1747_1826_6F.html


Gastonguay, canton              48°45'N  65°25'O

Presque à mi-chemin entre le golfe du Saint-Laurent au nord et la baie des Chaleurs au sud, le canton de Gastonguay se situe à environ 60 km à l'ouest de Gaspé. 

Ce toponyme rend hommage à Joseph-Narcisse Gastonguay (1849-1922), arpenteur-géomètre.  Né à Saint-Roch-des-Aulnaies, après ses études à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il pratique son métier avec Eugène Casgrain, arpenteur de L'Islet, pendant deux ans, puis continue seul à Arthabaska (1876-1895). En 1895, année où il devient ingénieur civil, il est nommé ingénieur en chef du ministère de la Colonisation du gouvernement du Québec.  Membre du premier bureau de direction de la Corporation des arpenteurs-géomètres pendant de nombreuses années à partir de 1882, il en fut le président, de 1900 à 1912.  Principal instigateur de l'École d'arpentage de l'Université Laval fondée en 1907, il en fut l'un des premiers professeurs et en assuma la direction de 1910 à 1918.  Un an avant sa mort, le pape Benoît XV l'honorait en le créant chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand.
http://www.biographi.ca/fr/bio/gastonguay_joseph_narcisse_15F.html

      


Gauvin, canton                      50°17'N  73°41'O

Ce canton est situé à environ 15 km au sud-est de Mistissini, dans le Nord-du-Québec. 

Il rappelle la mémoire de Charles-Édouard Gauvin (1853-1935), admis arpenteur et ingénieur civil en 1874.  Attaché à la construction des chemins de fer, il a dessiné le tracé de la voie ferrée Québec—Lac-Saint-Jean (1879) et a été assistant-ingénieur en chef de la ligne Quebec Central.  Comme employé de l'État, il a occupé la fonction de surintendant des arpentages des Terres de la couronne (1882-1910) et celle d'ingénieur en chef du Service hydraulique provincial.  Il a été secrétaire de la Corporation des arpenteurs-géomètres du Québec (1885-1907) et secrétaire-trésorier de la Commission des champs de bataille nationaux (1910). Pionnier de la refrancisation, il est l'auteur de nombreux articles intitulés Notre langue technique, publiés dans plusieurs annuaires de la Corporation des arpenteurs-géomètres du Québec. 


Gipouloux, rivière                 52°36'N  75°56'O

Cette rivière, coule à environ 170 km à l'est du village cri d'Eastmain. Ce cours d'eau se jette dans le lac Ell, étalement du réservoir Opinaca qui a inondé les premiers kilomètres en aval de son embouchure. 

Cette rivière doit son nom à Amable Gipouloux, arpenteur qui résidait à Laprairie en 1798 lorsqu'il signa un procès-verbal d'arpentage avec Étienne Guy.  Il est décédé en 1809.  


Hamel, lac                             50°39'N   62°53'O

Ce lac est situé dans la région de la Minganie au nord du village de Baie-Johan-Beetz.

Ce nom rappelle Joseph Hamel, arpenteur français qui fit de nombreux arpentages dans la partie nord du Québec de 1825 à 1830.


Hamelin, rivière                    60°01'N  71°45'O

Cette rivière du Nord québécois reçoit les eaux du lac Tasialujjuaq et se jette dans la rivière Arnaud, sur sa rive droite, à près de 100 km à l'ouest du village de Kangirsuk dans l’Ungava. 

L'appellation évoque Jean-François Hamelin, arpenteur dont le greffe, conservé à Québec, contient des pièces datées de 1750 à 1776. 


Holland, canton                     48°55'N  65°25'O

Situé à l'intérieur de la péninsule gaspésienne, à 60 km à l'ouest de Gaspé, ce canton renferme principalement le centre minier de Murdochville et quelques sommets des Chic-Chocs. 

Son nom reprend le patronyme de Samuel Johannes Holland (1728-1801), cartographe et arpenteur originaire des Pays-Bas, qui émigra en Angleterre en 1754 et se mit au service de l'armée britannique. Avec James Cook et Des Barres, il fut chargé d'effectuer la cartographie du golfe du Saint-Laurent et du fleuve lui-même. En 1764, Holland est nommé arpenteur général de la province de Québec et des colonies situées au nord de la Virginie.  De 1764 à 1769, il concentra ses travaux d'arpentage sur la Gaspésie et les Maritimes. Après la guerre de l'Indépendance américaine, Holland fut chargé d'arpenter les cantons de l'Est, alors jugés susceptibles de recevoir bon nombre de Loyalistes.  En plus de cartes et de rapports d'arpentage, Samuel Holland est l'auteur de plusieurs ouvrages, la plupart dans le domaine de l'astronomie. 
http://www.biographi.ca/fr/bio/holland_samuel_johannes_5F.html


 


Louis-Jolliet, presqu’île        51°02'N  73°46'O

Petite presqu'île de 1 km de longueur située sur la rive occidentale du lac Mistassini.

Son appellation évoque le souvenir de Louis Jolliet, né à Québec en 1645, explorateur, cartographe et découvreur du Mississippi.  Avec le père Marquette, Louis Jolliet a réalisé les premières explorations du fleuve Colbert (le Mississippi) en 1673. En 1679, il était chargé d'aller reconnaître les régions qui s'étendent du Saguenay à la baie d'Hudson. En compagnie du père Silvy et de quelques Canadiens, Jolliet effectua sa mission en passant par le Saguenay, le lac Saint-Jean, la rivière Péribonka, le lac Mistassini et la rivière Rupert. Il se fit concéder, en 1679, la seigneurie des Îles-et-Îlets-de-Mingan et, en 1680, celle de l'Île-d'Anticosti. Avec des membres de sa belle-famille, il effectua la traite sur la Côte-Nord. En 1697, il succéda à l'hydrographe du roi à Québec, Jean-Baptiste-Louis Franquelin, comme professeur d’hydrographie au Collège de Québec. Il est décédé en 1700.
http://www.biographi.ca/fr/bio/jolliet_louis_1F.html

         


Jolliet, baie
                            49°50'N  64°23'O      

Cette échancrure de l'île d'Anticosti est située au fond de la baie Gamache qui donne sur le village de Port-Menier. Plusieurs historiens sont convaincus que Louis Jolliet (1645-1700) a construit à cet endroit son premier établissement dans l'île, en 1681.  D'autres entités de la rive nord de l'île ont aussi été dénommées en l'honneur du découvreur du Mississippi : Lac Jolliet, Cap Jolliet et Rivière du Seigneur-Jolliet. Après ses expéditions au Mississippi (1672-1674) et à la baie d'Hudson (1679), Jolliet intensifie ses activités de commerce et se lance dans la pêche. Il obtient en 1680 la concession exclusive de l'île d'Anticosti, qu'il s'engage à développer par la pêche à la morue, au phoque et à la baleine.  Jolliet s'y installe avec sa famille mais tous hivernent généralement à Québec; pendant l'été.  Il approvisionne la colonie en peaux, poisson, huile et ses affaires sont plutôt prospères jusqu'à l'arrivée de la flotte de l'amiral anglais Phips en 1690; celui-ci fit détruire les postes de l'île d'Anticosti et des îles de Mingan. Jolliet reprend ses activités d'explorateur sur la côte du Labrador en 1694, et il entreprend la reconstruction de certains postes de la Côte-Nord et d'Anticosti, où il est vraisemblablement décédé. 

Sainte-Claire, municipalité   46°36'N  70°52'O

La plus ancienne paroisse de Dorchester se situe à 12 km au nord-ouest de Saint-Malachie, bornée à l'ouest par Saint-Anselme.  Son territoire est traversé par la rivière Etchemin.  Première paroisse catholique romaine érigée sous le Régime anglais, Sainte-Claire remonte à 1824 officiellement.  En 1845, la municipalité de la paroisse de Sainte-Claire-de-Joliette était établie. Elle fusionnera, en 1977, à la municipalité de Louis-Joliette, créée en 1926, pour former l'actuelle Sainte-Claire. Ces deux municipalités concernées entretiennent un lien très étroit puisque l'une rappelle l'existence de la seigneurie Jolliet, concédée en avril 1697 à Louis Jolliet (dont on a déformé le patronyme en Joliette, dans le nom municipal). L'épouse de Louis Jolliet avait pour nom Claire-Françoise Byssot ou Bissot. 

Joliette, canton                      46°20'N  73°40'O    

Situé dans la MRC de Matawinie, à 45 km au nord-ouest de la ville de Joliette. Il comprend les municipalités des paroisses de Sainte-Émélie-de-l'Énergie et de Saint-Damien. 

Ce nom rappelle aussi le souvenir de Louis Jolliet (1645-1700). Notons que le frère de Louis Jolliet, Adrien, est l'ancêtre de Barthélemy Joliette (1789-1850). Ce dernier est le fondateur de L'Industrie, l'actuelle ville de Joliette. Barthélemy fut le premier à orthographier son patronyme Joliette.  Les toponymes de la ville de Joliette, de la MRC de Joliette et de la circonscription électorale de Joliette honorent la mémoire du descendant du frère de Louis Jolliet.


Joncas, canton                       48°39'N  64°45'O

Situé dans les monts Notre-Dame, à quelques kilomètres au nord-ouest de Grande-Rivière, ce canton fait partie de la MRC de Pabok.

Le toponyme commémore Louis-Zéphirin Joncas (1846-1903), originaire de Grande-Rivière. Président de la Commission internationale des pêcheurs dès 1873. Député à la Chambre des communes de 1887 à 1896, il sera par la suite surintendant de la Pêche et de la Chasse dans le gouvernement provincial. Il fut pendant plusieurs années membre correspondant de la célèbre Smithsonian Institution de Washington. Il était le père de Paul Joncas (1883-1955), président de la Corporation des arpenteurs-géomètres de 1941 à 1945 et directeur de l’École d’arpentage de l'Université Laval de 1909 à 1910 et de 1919 à 1954. Il était aussi le grand-père de Louis Joncas (1916-1984), président de la Corporation des arpenteurs-géomètres de 1963 à 1964 et directeur du Département d’arpentage de l'Université Laval de 1957 à 1963.
http://www.biographi.ca/fr/bio/joncas_louis_zephirin_13F.html

    


Klotz, lac                                60°32'N  73°40'O

Ce lac se situe dans une région du Nord québécois à environ 140 km au sud-ouest du village nordique de Kangiqsujuaq et du détroit d'Hudson. 

Né à Preston, dans le Haut-Canada, Otto Julius Klotz (1852-1923) est nommé arpenteur-topographe par le gouvernement fédéral en 1877, il accomplit une série d'explorations et de travaux d'arpentage à travers le pays pendant une dizaine d'années.  Observateur canadien en 1892, lors de la recherche anglo-canadienne pour déterminer, par rapport à Greenwich, la longitude de Montréal, Klotz devient, en 1897, assistant de l'astronome en chef du nouvel Observatoire astronomique fédéral à Ottawa. En 1902, il prend les premières mesures précises de la gravité au Canada. Auteur de nombreux ouvrages scientifiques, Klotz occupe le poste d'astronome en chef de l'observatoire de 1917 à 1923. 
http://www.biographi.ca/fr/bio/klotz_otto_julius_15F.html


Laberge, canton                    49°23'N  79°11'O        

Ce canton est situé à 110 km au nord-ouest d'Amos et à 18 km de la frontière ontarienne.

Son nom rappelle la mémoire de François-Charles Laberge (1871-1931), arpenteur-géomètre et ingénieur civil.  Après ses études à l'Université d'Ottawa et à l'École polytechnique de Montréal, où il est professeur en génie civil, Laberge est reçu arpenteur-géomètre en 1897.  En 1905, il représente le gouvernement du Québec au sein de la Commission chargée de fixer le tracé de la frontière entre le Québec et l'Ontario, dans la région du lac Témiscamingue.


La Richardière, canton         50°20'N  62°05'O

Borné à l'est par la rivière Aguanish et à l'ouest par la rivière Nabisipi, ce canton de la Minganie se trouve à environ 100 km à l'est de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord. 

Le toponyme rappelle Richard Testu de La Richardière (1681-1741), capitaine de port, né à L'Ange-Gardien.  Jusqu'en 1730, il pilote des navires à travers l'Atlantique, dans le golfe du Saint-Laurent et jusqu'à Québec.  Après 1730, il devient responsable des relevés hydrographiques dans le fleuve et le golfe et, à ce titre, fait effectuer plusieurs travaux, autour de l'île d'Orléans notamment, et dans le port de Québec.
http://www.biographi.ca/fr/bio/testu_de_la_richardiere_richard_3F.html


La Rivière, canton                49°04'N  65°32'O

Ce canton se situe dans la MRC de Denis-Riverin, à 80 km à l'ouest de Gaspé et à 15 km au sud de Mont-Louis. 

L'appellation est dédiée à la mémoire d'Hilaire Bernard de La Rivière (vers 1640-1729), entrepreneur et maçon. À son arrivée à Québec, il dirige les travaux d'agrandissement de la cathédrale et ceux de construction de l'église Notre-Dame-des-Victoires.  En 1689, il reçoit une commission d'arpenteur royal et, à ce titre, il mesure et délimite l'ensemble des seigneuries du gouvernement de Québec. En 1707, La Rivière est désigné huissier pour le gouvernement de Québec et reçoit, la même année, une commission de notaire


Laussedat, canton                 52°05'N  68°05'O                       

Totalement inhabité et couvert de lacs et de forêts, ce canton de la MRC de Caniapiscau se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord du réservoir Manicouagan et à 300 km au nord de Baie-Comeau. Il est arrosé par la rivière Blough et baigné notamment par l'un des nombreux lacs Rond du Québec.

 

Son nom souligne, depuis 1956, l'œuvre scientifique importante de l'officier français Aimé Laussedat (1819-1907). Professeur à l'École polytechnique de Paris puis au Conservatoire des arts et métiers, il inventa un télémètre et divers instruments d'astronomie. Inventeur et pionnier de la photogrammétrie, il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1894.


Lefrançois, canton                49°05'N  65°25'O

Situé à l'est de la réserve faunique des Chic-Chocs, au nord de Murdochville, ce canton est arrosé par la rivière Madeleine.

Son nom rend hommage à une lignée d'arpenteurs qui ont illustré la profession depuis le Régime français.  Charles Lefrançois, originaire de L'Ange-Gardien, inaugura la tradition en recevant, dès 1732, son certificat de capacité d'arpentage.  On a conservé quelques procès-verbaux de ses travaux sur la Côte-de-Beaupré.  Par la suite, on signale Nicolas (1823), Nicolas-Venant (1848) et Pierre-Octave (1856).  Quant à N.-J.-Émile Lefrançois (1882), il a occupé la fonction d’inspecteur du Cadastre du Québec de 1905 à 1930.

         


Lemoine, île                           50°58'N  73°33'O

Coincée entre les îles Guillaume-Couture et Tchapahipane, l'île Lemoine prend place au centre du lac Mistassini dans le Nord-du-Québec. 

Son appellation rappelle la mémoire de Charles-Errol Lemoine (1859-1918), arpenteur-géomètre qui, en 1899, fit, en canot, le relevé du lac Nicabau jusqu'au lac Mistassini, y compris les lacs Obatogamau, Chibougamau, aux Dorés et Waconichi.


Lepellé, rivière                      59°57'N  72°24'O

Cette rivière du territoire non organisé de Rivière-Koksoak est un tributaire nord de la rivière Arnaud et prend sa source au centre de la péninsule d'Ungava.

Elle rappelle le souvenir d'Antoine Lepellé, dit Desmarets, nommé arpenteur et mesureur, le 1er juillet 1724.


Lescarbot, canton                  47°48'N  72°07'O

Le canton de Lescarbot, situé à quelque 120 km au nord-ouest de Québec, dans la MRC du Haut-Saint-Maurice, est à cheval sur la réserve faunique des Laurentides et sur la zec Kiskissink. 

Son nom rappelle l'érudit, poète, avocat et cartographe Marc Lescarbot (vers 1570-1642). En 1606, il vient à Port-Royal (Annapolis Royal en Nouvelle-Écosse). Lescarbot est l’auteur d'une Histoire de la Nouvelle-France qui, de son vivant, connaîtra trois éditions (1609, 1611-1612 et 1617-1618).  Chaque édition de cette Histoire comprend en appendice Les Muses de la Nouvelle-France et, tout particulièrement, le Théâtre de Neptune et qui donna sans doute lieu à la première représentation théâtrale en Amérique du Nord.
http://www.biographi.ca/fr/bio/lescarbot_marc_1F.html

 

Lesseps, canton            48°51' N     65°59' O   

Le canton gaspésien de Lesseps se trouve à l'ouest de Murdochville et à quelque 110 km à l'est de Matane.

Le nom du canton rappelle la mémoire du comte Jacques de Lesseps (1883-1927), aviateur et ingénieur français. Il est le fils du comte Ferdinand de Lesseps (1805-1894) qui a fait percer le canal de Suez au milieu du XIXe siècle. Jacques de Lesseps, qui avait développé la photographie aérienne lors de la Première Guerre mondiale, a effectué des relevés photographiques aériens au-dessus de la péninsule de la Gaspésie, en 1926 et 1927 (Compagnie Aérienne  Franco-Canadienne). Il périt au large de Baie-des-Sables, près de Matane, et son corps fut retrouvé à Port au Port (Terre-Neuve) quelques mois plus tard. Son corps fut inhumé à Gaspé le 14 décembre 1927. Un monument fut érigé en sa mémoire.

 

           


Malouin, rivière                    50°42'N  79°19'O

Située à 100 km au sud du village cri de Waskaganish, ce cours d'eau est un tributaire gauche de la rivière Harricana qui se jette dans la baie James, éloignée que de 13 km de la frontière Québec-Ontario. 

L'arpenteur Paul Malouin (1884-1945), né à Québec, a entrepris des études à l'École d'arpentage de l'Université Laval en 1904.  Reçu arpenteur-géomètre en 1910, il s'associe la même année avec l'arpenteur Paul Joncas sous la raison sociale Joncas et Malouin. 


Normandin, canton                48°50'N  72°35'O

Ce canton de la MRC de Maria-Chapdelaine est limité à l'ouest par la rivière Ashuapmushuan dans la région du Lac-Saint-Jean.

Normandin, ville                    48°50'N  72°32'O

La ville de Normandin est voisine d'Albanel et distante de 26 km de Saint-Félicien, plus au sud.

Ces toponymes honorent la mémoire de l'arpenteur Joseph-Laurent Normandin qui a parcouru la région du Lac-Saint-Jean en 1732 afin de dresser une carte détaillée des lieux et de fixer avec précision les limites de la Traite de Tadoussac, communément appelée le Domaine du Roi.  Normandin a en outre rédigé un journal intitulé Journal de voyage que Joseph-Laurent Normandin a fait dans le domaine du Roi en Canada depuis le poste de Chicoutimi jusqu'aux limites de la hauteur des terres en 1732, dont l'original est conservé aux Archives des Colonies, à Paris.

 

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