POSITIONNEMENT RELATIF TEMPOREL EN QUASI-TEMPS RÉEL
AVEC CORRECTIONs PAR FERMETURE DE CHEMINEMENT

 

Le Positionnement Relatif Temporel (PRT) est une méthode permettant de mesurer des vecteurs à l’aide d’un unique récepteur. Le mode opératoire de cette méthode consiste à se déplacer entre une station connue et une station inconnue, et à observer la phase de l’onde porteuse avec un seul récepteur de façon continue. L’inconvénient de cette méthode provient de l’accroissement de l’erreur de positionnement de la station inconnue lorsque l’intervalle de temps entre les deux stations augmente. Cet accroissement provient principalement de la variation temporelle du délai ionosphérique, des erreurs de corrections d’horloges et d’orbites des satellites pour ne nommer que les plus importantes. Une solution à ce problème consiste, après avoir observé sur la station inconnue, à revenir sur la station connue. Ainsi il est possible de connaître la variation temporelle de l’erreur de positionnement entre le début du cheminement et sa fin. En assumant que cette variation est pratiquement linéaire pour un laps de temps typiquement d’une demi-heure, il est possible pour chaque instant du cheminement d’estimer par interpolation temporelle l’erreur de positionnement et ainsi de la corriger. Les résultats présentés dans ce mémoire montrent que cette méthode de corrections par fermeture de cheminement permet une amélioration de la précision d’un positionnement relatif d’environ 60% avec des observations monofréquence et de 40% avec des observations bifréquence. Cette méthode permet pour un trajet aller-retour d’une minute d’effectuer un positionnement avec une précision de 10 cm sur chacune des composantes horizontales ainsi qu’une précision de 20 cm sur la verticale à un niveau de probabilité de 95% avec des observations monofréquence.

Pour le positionnement relatif temporel avec corrections par fermeture de cheminement, les deux principales sources d’erreurs proviennent de la variation temporelle du délai ionosphérique et de la variation temporelle des erreurs de corrections d’horloge transmises. Dans le cas d’applications en quasi-temps réel, l’alternative aux orbites et aux corrections d’horloge transmises sont celles ultrarapides générées par le International GPS Service (IGS). Cependant, ces dernières ne produisent aucune amélioration de la précision d’un positionnement relatif temporel avec corrections par fermeture de cheminement. Il est cependant possible, en utilisant un récepteur bifréquence, de corriger le délai ionosphérique et ainsi d’améliorer la précision du positionnement.